L'Ecole des Génies

©Vincent Arbelet

Mise en scène Sébastien Foutoyet

avec
Julien Colombet
Ingrid Reveniault
Reinier Sagel

Texte : Miklós Hubay,
L'Ecole des Génies, édition P.O.F., 1977
Traduction : Jean-Luc Moreau

Plasticien, scénographe : Romain Nieddu
Création lumière : Nicolas Jarry

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Production : Théâtre Dijon Bourgogne - Compagnie Sf
Partenariat de résidence avec : La Fonderie - Théâtre du Radeau, Le Mans
Avec l’aide et le soutien : de la DRAC Bourgogne, du Conseil régional de Bourgogne et de la Ville de Dijon


Photographies [cliquez ici]

"École : n.f. (lat. Schola, gr. skholê, loisir).
Établissement où se donne un enseignement collectif."

"Génie : n.m. ( lat. genuis, esprit divin qui préside à la naissance).
Esprit, démon qui, selon les Romains, présidait à la destinée de chaque être.
Être surnaturel auquel on attribue un pouvoir magique.
Personne qui exerce une influence sur la destinée d’une autre personne.
Être allégorique personnifiant un art, une chose, une idée abstraite.
Aptitude naturelle, goût inné pour une chose.
Puissance créatrice en général.
Caractère propre et distinctif d’un être, d’une chose."



Deux hommes sont contraints à une réclusion absolue dans une cellule.
Une seule évidence : ils présentent deux modes de réaction radicalement différents face à leur condition de prisonniers.

Le premier prisonnier s’efforce, « de maintenir en bonne forme tant son corps que son esprit. Il a un but. Il veut s’évader. (…) On aura remarqué que l’optimisme ne va pas sans la propagande ininterrompue en faveur de l’optimisme. Ce qui explique que notre prisonnier soit si bavard. A chaque instant il doit se convaincre qu’il a progressé d’un pas vers la liberté. Et cela n’est pas un petit travail. Tout l’univers visible tend à prouver que la liberté est impossible… (…) Le prisonnier ne veille donc pas uniquement à sa forme physique ; il ne se contente pas de faire fonctionner son esprit : il parle sans relâche. Sans en démordre. »*

Le second prisonnier, demeure immobile et muet «  Dieu sait depuis quand. Depuis des années peut-être. Et continuera probablement aussi longtemps qu’il sera ici. Jusqu’à la fin de sa vie. »

Leur solitude n’est entrecoupée que par l’intervention régulière d’une gardienne, seule.

La gardienne : La part du désir ? La liberté occidentale : « Cette liberté ne répond pas à ses prétentions, elle se monnaie se réduisant ainsi à quelques minces miettes d'elle-même. »*

Nous sommes dans un théâtre carcérale où trois prisonniers se reconnaissent en se renvoyant à eux mêmes les éternelles questions du désir et de la projection dans l’avenir.

« Une cellule. Pas besoin de détails pittoresques. Le décor ne doit pas chercher à représenter un établissement pénitentiaire d’un pays défini : il suggérera seulement la réclusion absolue. Soulignée encore par une porte, bien fermée et garnie de fer. Elle pourrait mener dehors, à la liberté.
Mais la porte ne s’ouvre pas. Seul s’ouvre le guichet. »*

C’est dans la possibilité de se mouvoir et dans le déplacement que l’homme joue son espace de liberté car l’immobilisation est un des châtiments fondamental de l’incarcération.
La restriction de l’espace engendre la frustration de la répétition, le refus de se laisser entraîner dans la recherche d’un sens, ou d'une réalité où le prisonnier peut se créer une bulle qui impose aux autres son invisible.

Dans ces enfers, les rares terrains pour voyager dans le temps restent la fiction, l’imaginaire le rêve, l’intériorité, la colère, la haine ou le « délire ».

* tirés de la didascalie d'introduction de L’Ecole des Génies

Téléchargez le dossier de L'Ecole des Génies [cliquez ici]


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